L’Exposition

En 1935, à l’occasion d’une collaboration avec The American Weekly, Dalí explique que ce qui distingue un fou d’un surréaliste, c’est que le fou confond le monde de l’illusion et celui de la réalité, tandis que le surréaliste sait faire la différence. Des années plus tard, alors qu’il travaille à la création du Château de Púbol, véritable œuvre de l’artiste avec Gala dans le rôle principal, Dalí continue d’habiter ces deux mondes.

Avec l’exposition Púbol de Gala. Illusion et réalité, nous poursuivons la ligne initiée en 2020 avec Gala/Dalí/Dior. À propos d’art et de mode. Cette année, la Fundació Gala-Salvador Dalí se penche sur la construction de l’image de Gala, à travers une œuvre originale de Salvador Dalí et ce qui fut l’un des looks les plus iconiques de la muse pendant les années 70.

Illusion et réalité

L’exposition explore les différentes représentations de Gala. Nous sommes là face à une Gala idéalisée, imaginée : elle est la dame du château à laquelle Dalí déclare son amour courtois. Mais dans Portrait de Gala (c. 1976), la muse apparaît représentée avec un réalisme saisissant.

La Poétique des ruines

Les ruines sont partout présentes à Púbol, souvent sous forme de trompe-l’œil. Dans cette exposition, elles deviennent des motifs porteurs de sens. Dans le premier espace, celui de l’illusion, elles magnifient les dessins et les projets de décoration du château. Dans l’espace de la réalité, en revanche, les murs aux peintures écaillées laissent voir le temps qui passe et ses dommages irréversibles.

Le Refuge de la femme visible

Le dernier espace de l’exposition présente un extrait du documentaire Le Refuge de la femme visible (1982-1989), réalisé en 2017 et intégré à la trilogie  Salvador Dalí. À la recherche de l’immortalité, produite par la Fundació Gala-Salvador Dalí et réalisée par David Pujol. Cet extrait mêle de façon poétique des déclarations de l’artiste et des images d’archives du Château de Púbol, qui témoignent de la fascination de Dalí pour les ruines.

GALERIE D'IMAGES

  • Projet pour le plafond de la Salle des Blasons, c. 1970
    © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2022
  • Projet pour le jardin, c. 1970
    © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2022
  • Projet pour la Salle du Piano et la salle de bain de Gala, c. 1969
    © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2022
  • Robe prêt-à-porter d’Elizabeth Arden New York et collier, 1970s
  • Projet pour la Salle des Blasons, c. 1970
    © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2022
  • Portrait de Gala, c. 1976
    © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2022
  • Projet pour le jardin, c. 1970
    © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2022
  • Projet pour le jardin, c. 1970
    © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2022

Púbol de Gala. Illusion et réalité

Textes rédigés par Montse Aguer, directrice des Musées Dalí, Jordi Artigas, coordinateur des maisons-musée de Púbol et Portlligat, Bea Crespo et Lucia Moni, du Centre d’Études Daliniennes.

 

Bientôt Disponible

Pourquoi visiter cette exposition

  • Il me fallait offrir à Gala un écrin plus solennellement digne de notre amour. C’est pourquoi je lui ai offert un château du XII ͤsiècle où elle règne, et dont je ne parlerai pas, car j’ai voulu qu’elle en soit la souveraine absolue. Salvador Dalí
  • Gala me prit la main et me dit soudainement : “Merci encore une fois. J’accepte le château de Púbol mais à une seule condition : que tu ne viennes me visiter au château que sur invitation écrite.” Cette condition surtout flattant mes raffinements masochistes m’enthousiasma, Gala devenait le château inexpugnable qu’elle n’avait jamais cessé d’être. Salvador Dalí
  • Oui, on pense que je suis une forteresse bien défendue, parfaitement organisée, quand je pourrais tout au plus être une petite tour vacillante qui, par pudeur, tâche de se couvrir de lierre pour cacher ses côtes déjà délabrées et trouver un peu de solitude. Gala
  • Nous espérons que cette exposition permettra au visiteur de découvrir un monde particulier, à la fois mythique et réel, poétique, qui nous parle de Gala, de Dalí et de l’univers de vie et de création qui était le leur, si singulier et scénographique. Gala telle que Dalí la voyait, telle que nous la voyons, telle qu’elle se voyait ou qu’elle souhaitait être vue, entre l’illusion de l’être et la réalité de l’existence. Montse Aguer Directrice des Musées Dalí
  • Le Chateau Gala Dalí de Púbol devient le théâtre idéal où donner à voir les différentes représentations d’une Gala insoumise, qui ne cessera jamais de fasciner Salvador Dalí et de nourrir son imagination. Bea Crespo et Lucia Moni Centre d’Études Daliniennes
  • L’exposition permet d’apprécier la maestria de Salvador Dalí dans l’art du dessin et de découvrir les études et projets de l’artiste pour transformer un château médiéval en une image de Gala ; pour créer un paradis perdu, hors du temps, pour la femme aimée. Jordi Artigas Coordinateur des Maisons-musée de Púbol et Portlligat