L'exposition

Salvador Dalí a été objet et sujet de nombreux travaux en lien avec l’expression photographique. Les représentations les plus iconiques de l’artiste sont fréquemment associées aux grands noms de l’histoire de la photographie du XXème siècle, comme Man Ray, Cecil Beaton ou Philippe Halsman. Le poids et l’éclatante visibilité de ces photographes, au talent incontestable, ont sans aucun doute relégué au second plan le nom des femmes qui ont elles aussi photographié l’artiste et dont les travaux, de grande qualité, méritent d’être considérés et étudiés dans le cadre d’une analyse inclusive.

Cette année, nous abordons la collection de la Fundació Gala-Salvador Dalí afin de mettre en lumière les photos prises par un ensemble de femmes modernes, voyageuses et libres, qui ont choisi cette discipline comme moyen d’expression et ont pour dénominateur commun Salvador Dalí.

Rosa M. Maurell et Bea Crespo sont commissaires de l’exposition avec la direction scientifique de Montse Aguer, directrice des Musées Dalí.

Les femmes deviennent visibles

Au Centre d’études Daliniennes nous avons jugé souhaitable et opportun d’offrir une visibilité aux travaux de quelques grandes photographes du XXe siècle comme Denise Bellon, Martha Holmes ou Liselotte Strelow. Dans le même temps, nous souhaitons aussi mettre en lumière les photographies de femmes qui furent proches de l’artiste, comme Valentine Hugo ou Anna Laetitia Pecci-Blunt et, tout particulièrement, les images attribuées à Gala, qui nous permettent de découvrir Salvador Dalí à travers le regard de la muse.

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Le Château de Púbol est donc un lieu très significatif de la création dalinienne : un prolongement de Portlligat tout en étant investi d’une personnalité propre. C’est le cadeau de Dalí à Gala, sa dame, à laquelle il prête serment d’allégeance, et un lieu où il ne peut se rendre sans sa permission écrite. Depuis 20 ans, le Château est aussi le lieu qui accueille nos expositions temporaires : des expositions qui nous permettent d’approfondir sur la vie et l’art de Salvador Dalí. Elles photographient Dalí nous renvoie l’image de l’artiste depuis une autre perspective, innovante et inspirante.

L’exposition en images

Catalogue Elles photographient Dalí

Textes rédigés par Montse Aguer, directrice des Musées Dalí, Rosa M. Maurell et Bea Crespo, commissaires de l’exposition, ainsi que Imma Merino, journaliste culturelle.

Memorabilia: Textes rédigés par Luc Dubos, Suzy Embo, Harmon Houghton, Irene Halsman, Oliver Rosenberg Halsman et Marton Radkai.

Le catalogue a été dessiné par Alex Gifreu et il bénéficie du parrainage de “la Caixa”.

Boutique

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Memorabilia

  • « Nous vivons comme tous les artistes, nous œuvrons pour ce qui compte le plus : donner à un talent la chance de s’exprimer. »
    Gala
  • « Yvonne fut bien plus qu’une assistante et une muse. C’était aussi une artiste : son regard créatif, sa connaissance de la photographie et son délicieux sens de l’humour ont contribué de façon essentielle aux travaux de Philippe Halsman. »
    Irene Halsman et Oliver Halsman Rosenberg fille et petit-fils d’Yvonne Halsman
  • « Karen Radkai était ambitieuse, dotée d’une énergie débordante et d’une capacité de résilience qui aurait conduit toute personne normalement constituée à la folie. Une grande part de cette énergie lui venait d’ailleurs de sa passion pour son métier. » Marton Radkai fils de Karen Radkai
  • « Il faut qu’on m’oublie. Cela a toujours été ma philosophie, chaque fois que j’ai fait des photos. » Suzy Embo photographe
  • « C’est au début du printemps 1966 que Marcia reçut une commande d’Associated Press lui proposant d’aller photographier Salvador Dalí à l’hôtel St. Regis. [...] Cette commande fut l’un de ces moments décisifs de l’existence où une rencontre fortuite a le pouvoir de changer la vie. »
    Harmon Houghton époux de Marcia Keegan
  • « Dalí aimait se déguiser et me faisait appeler pour que je le prenne en photo. Mais cela – ne semblait pas être le sujet : avec lui il fallait toujours voir autre chose. » Michelle Vincenot photographe

#EllesDalí